13 juillet 2007

Le cinéma de Bela Tarr | Surpris par la nuit, France Culture, 23 février 2006



Par Michel Vignard. Réalisation Manoushak Fashahi.
Malgré la rétrospective de La Rochelle (2001) et le grand prix du cinéma de France culture (2005), le cinéaste hongrois Béla Tarr demeure très mal connu du public français.
Le choix du noir et blanc, la lenteur de ses plans-séquences, la quasi absence d’acteurs de renommée internationale, la minceur de l’intrigue de ses films combinée à leur durée inhabituelle (jusqu’à 7 heures et demi !), enfin, l’atmosphère froide, sombre et dépouillée de ses trois dernières grandes œuvres, (Damnation, 1987, Tango de Satan, 1994, Les Harmonies Werckmeister, 2000) en font un artiste à part dans la production cinématographique contemporaine.
Cet opus de Surpris par la nuit ne se veut pas une émission de cinéma. Il s’agira plutôt de partir à la découverte d’un créateur d’univers, à l’égal d’un Kubrick ou d’un Lynch, en entraînant dans le sillage de l’onde radiophonique une bande d’amateurs passionnés et un public qui ne le connaît pas, qui le connaît mal ou qui veut le découvrir.

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09 juillet 2007

W.G. Sebald | France Culture, Surpris par la nuit, 21 et 22 juin 2006



A la rencontre de Winfried Georg Sebald

Par Jean Thibaudeau. Réalisation Ghislaine David.
Qui était WG Sebald ? Cette question sera successivement posée à Jean-Louis Baudry, écrivain, Patrick Charbonneau, son traducteur et Jan Peter Tripp, peintre et son ami depuis l’enfance.

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WG Max Sebald
Par Thomas Sipp. Réalisation Pierre Willer.
Le titre de ce documentaire peut surprendre. On connaît bien W.G. Sebald, l’écrivain allemand de renommée mondiale. Ses livres Les émigrants, Les anneaux de saturne, Vertiges, Austerlitz, De la destruction ont été traduits en plusieurs langues, réédités en français à plusieurs reprises. Mais Max Sebald n’apparaît dans aucune biographie de l’écrivain.
Il s’agit donc de faire découvrir, derrière le nom célèbre, l’homme inconnu, Max Sebald, qui a modifié son nom quand il a émigré en Angleterre vers la fin des années 60, et qui a été professeur de littérature allemande à l’université de Norwich pendant plus de trente ans. Non que l’on puisse réduire une œuvre à son auteur, la personnalité de Max Sebald est suffisamment particulière pour qu’elle éclaire l’œuvre d’un jour nouveau.
Ce documentaire s’est inspiré des portraits que l’auteur a lui-même réalisés dans ses livres. En suivant sa méthode d’enquête, nous avons parcouru le territoire où il a vécu à la recherche de personnes qui l’ont connu, d’archives le concernant. Avec les matériaux réels collectés, nous avons créé une oeuvre sonore, entre les faits et la fiction, l’essai, le journal intime et le journal de voyage, qui s’approche de l’écrivain tout en lui conservant sa puissance de fascination et de mystère.
Avec: Anthéa Bell, Anne Beresford, Ralf Jeutter, Ria Loohuizen, Gordon Turner, et la participation exceptionnelle de Michael Hamburger.

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L’île du docteur Plateau, ou la philosophie pensée par le cinéma | France Culture, «Surpris par la nuit», 28 novembre-2 décembre 2005



Par Hélène Frappat. Réalisation Angélique Tibau.
Cette série se propose de renverser la position traditionnelle consistant à illustrer la philosophie par le cinéma. En effet, nous partirons de l'hypothèse que c'est peut-être le cinéma qui nous permet de penser (la philosophie). Et pour cela, nous partirons en voyage, d'abord sur une île, Procida, où s'est tenu en juin dernier un festival consacré aux relations entre cinéma et philosophie, et à l'occasion duquel nous avons réalisé de longs entretiens avec les cinéastes Alexandre Sokourov, Manoel de Oliveira, Dario Argento, Herz Frank, Yervant Gianikian et Angela Ricchi Lucchi, mais aussi des philosophes: Peter Sloterdijk, Emanuele Severino...
Mais au coeur de cette série, nous entendrons surtout, pour la première fois, un trésor d'archives inédites: les cours de Gilles Deleuze enregistrés à Vincennes dans les années 70-80 (au moment où il invente sa théorie sur le cinéma), et filmés par Marielle Burkhalter, qui reviendra longuement sur ce film passionnant et inédit, où la pensée se fait corps, et le philosophe devient acteur. Un film qui revient aujourd'hui comme un météore pour nous faire entendre ce que furent les années 70.

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1. 28 novembre
2. 29 novembre
3. 30 novembre
4. 1er décembre
5. 2 décembre

Qu'est-ce qu'un système philosophique ? | Jacques Bouveresse, cours au Collège de France, 2006-2007



13 cours à télécharger (mp3) sur le site du Collège de France

04 juillet 2007

Chernobyl Legacy | Paul Fusco (MediaStorm)



On April 26, 1986, at 1:23 a.m., the world’s worst nuclear accident occurred at the Chernobyl Nuclear Power Plant in Ukraine.
The explosion, described by the United Nations as “the greatest environmental catastrophe in the history of humanity," released 200 times the radioactive fallout of the two nuclear weapons used at the end of World War II.
The radioactive plume traveled over large parts of the former Soviet Union (including Belarus, Ukraine and Russia), across Europe and reaching as far as Greenland and Asia exposing entire populations to levels up to 100 times the normal background radiation.
Magnum photographer Paul Fusco recounts the human aftermath of the tragedy.

Demi-Windsor

Le Lac des signes | Ez3kiel

28 juin 2007

Noeud double

Twenty Two Fourteen | The Album Leaf

Enrique Vila-Matas | «Les Affinités électives», France Culture, 28 juin 2007


Une émission proposée par Francesca Isidori
Enrique Vila-Matas est né à Barcelone en 1948. Il commence à écrire vers 12 ou 13 ans. À dix-huit ans, il est embauché comme rédacteur dans une revue de cinéma barcelonaise, Fotogramas, pour laquelle il réalise parfois de fausses interviews. Il séjourne ensuite à Paris. De retour à Barcelone en 1976, Enrique Vila-Matas se consacre à l'écriture et collabore à des journaux barcelonais. Il a remporté le prix Herralde de Novela en 2002, le prix de la Critique en 2003 et le prix Médicis étranger en 2003 pour Le Mal de Montano.

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>> Enrique Vila-Matas, «Mardis littéraires», France Culture, 12 octobre 2004.

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20 juin 2007

Brice Parain (1897-1971)


Jean-Luc Godard, Vivre sa vie, 1962.

Il ne se croit pas de génie, il ne désire pas une place, il ne brigue pas les honneurs, il ne tient à faire ou à laisser faire du bruit autour de lui, ce serait même le contraire, car il pense que l’on n’a droit à rien, pas plus lui que personne, l’innocence n’existe pas, il trouve aussi qu’on ne peut pas arriver la plupart du temps à penser vraiment, jusqu’au bout, ce qu’on pense à cause de l’amour-propre, on ferait donc souvent mieux de se taire, ou de ne pas se nommer, au moins.
Brice Parain, Joseph, Gallimard, 1964.

Parain est entré dans le silence auquel il a tant médité, je ne tarderai guère à y entrer moi-même. Il y a dès à présent rejoint Gabriel Péri, Breton, Drieu, Paulhan. Et Camus, aussi proche et aussi loin de lui qu’un herbage dans l’ombre et une roseraie au soleil.
Emmanuel Berl, « Une odeur de sérénité », La Nouvelle Revue Française, juillet, 1971.