16 novembre 2011
Draumalandið (Dreamland) | Þorfinnur Guðnason & Andri Snær Magnason (2009)
How much unspoiled nature should we preserve and what do we sacrifice for clean, renewable energy? Dreamland gradually turns into a disturbing picture of corporate power taking over small communities.
Dreamland is a film about a nation standing at cross-roads. Leading up to the country’s greatest economic crisis, the government started the largest mega project in the history of Iceland, to build the biggest dam in Europe to provide Alcoa cheap electricity for an aluminum smelter in the rugged east fjords of Iceland. Today Iceland is left holding a huge dept and an uncertain future.
In Dreamland a nation with abundance of choices gradually becomes caught up in a plan to turn its wilderness and beautiful nature into a massive system of hydro-electric and geothermal power plants with dams and reservoirs. Clean energy brings in polluting industry and international corporations. It’s the dark side of green energy.
dreamland.is
Musique : Valgeir Sigurðsson.
14 novembre 2011
07 novembre 2011
06 novembre 2011
Jerry Schatzberg :: master class
02 novembre 2011
Broadcast /// Poem of Dead Song

> Wikipedia (anglais)
> Trish Keenan (aka Patricia Anne Keenan), 1968-2011 ; nécrologie dans le Guardian (18 janvier 2011), « Broadcast : hommage à Trish Keenan », Les Inrocks (14 janvier 2011).
Come On, Let’s Go (The Noise Made by People, 2000).
Poem of Dead Song (Extended Play Two, 2000).
The Book Lovers (Work & Non Work, 1997).
Papercuts (The Noise Made by People, 2000).
> L’enregistrement de la Black Session du 4 mai 2000 se télécharge ici.
> L’enregistrement du dernier concert de Broadcast à Melbourne (Hi-Fi Bar), en décembre 2010, se trouve là.
Pendulum (Haha Sounds, 2003).
Witch Cults (Broadcast and The Focus Group Investigate Witch Cults of the Radio Age, 2009)
01 novembre 2011
19 octobre 2011
12 octobre 2011
Avons-nous seulement compris ce qu’est le néolibéralisme ?
Débat organisé le 17 septembre 2011 par la Revue des livres (RdL) à la Générale Nord-Est, animé par Laurent Jeanpierre, avec Christian Laval et Frédéric Lordon.
10 octobre 2011
One of These Things First (Nick Drake)
Bryter Layter (1970).
I could have been a sailor, could have been a cook
A real live lover, could have been a book.
Zoe Rahman & Danny Thompson, Bataclan, Paris, 2010.
Camille & Piers Faccini, La Blogothèque.
Piers Faccini & Patrick Watson, L'Astral, Montréal, octobre 2010.
05 octobre 2011
04 octobre 2011
London (1994) & Robinson in Space (1997) | Patrick Keiller
(Désolé, pas de sous-titres.)
(Pas de sous-titres non plus. Et cela semble être une version courte du film.)
Les deux films sont distribués en DVD en France par ED Distribution.
Un article sur le site de Fluctuat.
Un billet consacré à Patrick Keiller et à Paul Scofield (la voix du narrateur) sur le toujours magnifique blog Norwich.
Entretien avec Patrick Keiller (Source : ED Distribution)
Robinson dans l’espace est sorti début 1997, mais cela faisait plusieurs années déjà que vous y travailliez...
La première projection publique de London a eu lieu à Berlin en 1994. Je suis arrivé au festival avec deux paragraphes, prémices d’une suite, dont le sujet était le capitalisme de gentleman anglais. Le film ayant été bien accueilli, on m’a proposé de passer une année en résidence en Allemagne, et le projet a alors évolué pour devenir une comparaison entre l’aspect du sud de l’Angleterre, resté rural, et celui des paysages où les formes industrielles ont toujours fait partie de la culture.
L’Europe centrale devait donc servir de contrepoint ?
J’aime explorer le lien entre les choses subjectives, qui transforment la vision de ce qui existe réellement (à la manière du surréalisme) et l’activité des concepteurs, architectes, industriels qui produisent de nouvelles choses. London a été une entreprise visant à transformer la vision de son sujet, de même que Robinson dans l’espace, où il est question de production, de la production de nouveaux espaces et de la production d’objets. L’Angleterre est intéressante en ce sens que la société, la culture, se désintéressent largement de la production de leurs propres objets. Ce qui n’est pas le cas en Allemagne, par exemple. Pas encore du moins, car ce n’était pas le cas ici non plus quand j’étais enfant.
Comment Robinson dans l’espace et London sont-ils liés ?
Eh bien, London est l’enquête de quelqu’un qui s’appelle Robinson, et le bon accueil critique et public du film en a suggéré un autre dans lequel il fait une nouvelle recherche dont le sujet n’est pas Londres. Il prédit dans London qu’il va perdre son travail et dans le synopsis que j’avais emmené à Berlin j’avais écrit qu’en conséquence: « Il quitte Londres, devient un étudiant itinérant du paysage anglais, de son économie et de la sexualité de ses habitants. Il va voir les endroits dont on parle constamment dans les révélations sur le trafic d’armes: des ports peu connus, des usines cachées dans les ruelles des Midlands de l’ouest. Il lit Borges, ‘Le Jardin des sentiers qui bifurquent’. Il aimerait devenir espion, mais ne sait pas trop qui contacter. » Il y a d’autre part à la fin de London une phrase: « La véritable identité de Londres est dans son absence. » A laquelle le spectateur pourrait répondre: « Absence de quoi ? » Londres s’est développée en tant que ville portuaire mais cette activité n’existe pratiquement plus aujourd’hui. Elle continue autre part et Robinson dans l’espace est une tentative de localisation de quelques-unes de ces activités économiques qui n’existent plus à Londres. Il y avait toutes ces questions : comment le Royaume-Uni paie-t-il ses importations ? Existe-t-il toujours un secteur industriel qui exporte, et si oui quel est-il ? D’où sont importés tous les objets visibles, et pourquoi ne les voit-on jamais nulle part avant qu’ils soient disposés dans les vitrines ? Je me souviens des camions et de leurs chargements de frigos Prestcold, quand j’étais enfant, mais aujourd’hui plus rien n’est visible avant l’arrivée au magasin. Comment arrivent-t-ils là ? Où débarquent-ils ? A Felixstowe ? A Southampton ? Mais où sont les ports du pays ? Où se trouvent les emplacements géographiques des importations et des exportations ? En même temps que le projet anglo-allemand, j’avais un plan de secours, celui qui a en fait retenu l’attention de la BBC : un tour de l’Angleterre à la manière de Defoe. Mais, dans les deux cas, l’idée était de bâtir une vision de l’économie du sud de l’Angleterre: beaucoup de gens riches vivant dans une architecture suburbaine, allant chez John Lewis dans une voiture importée pour acheter de l’électronique grand public et tout le tralala. Tout ça ayant été fabriqué autre part mais on ne sait pas où... Même si, bien sûr, c’est peut-être au Pays de Galles.
Le Pays de Galles est une sorte de Japon...
Oui, j’avais déjà le pressentiment que mes impressions sur l’économie anglaise étaient totalement dépassées et plus liées aux années 80. Il y a au début du film une citation du Portrait de Dorian Gray : « Seuls les êtres superficiels ne jugent pas sur les apparences. Le vrai mystère du monde est le visible, non l’invisible. » Les apparences par lesquelles le spectateur est invité à juger sont initialement la dégradation de l’espace public, l’extension de la pauvreté visible, l’absence des produits britanniques dans les magasins et sur les routes, et le conservatisme culturel de l’Angleterre. L’idée que se fait Robinson de l’industrie du Royaume-Uni remonte à ses souvenirs de l’effondrement du début des années Thatcher. Il part de l’idée que la pauvreté et la dégradation sont le résultat d’un échec économique, et que cet échec économique est le résultat de l’incapacité du Royaume-Uni à produire des produits de consommation désirables. Il croit, d’autre part, que ceci à à voir avec ce qui émane du centre de l’Angleterre, qu’il voit comme un paysage de plus en plus marqué par la répression sexuelle, l’homophobie et les fréquents plaidoyers en faveur de l’enfance maltraitée. En même temps, il est vaguement conscient que le Royaume-Uni est toujours la cinquième plus grande économie en terme d’échanges et que les Britanniques, et même les Anglais, notamment les femmes et les jeunes, ne sont probablement pas aussi sexuellement refoulés, sadiques ou misérables que ce que peut suggérer l’aspect du pays. La narration du film est basée sur une série de voyages dans lesquels ses préjugés sont examinés, certains d’entre eux s’avérant inexacts.
Revenons à cette curieuse réalité qui a fait surface dans les années 80 : ces immenses zones commerciales sur les déviations, ces ports invisibles en ce sens que personne n’y travaille plus, les dockers ayant été remplacés par des containers. Vous montrez beaucoup de barrières, de grillages, de cameras de surveillance, beaucoup d’institutions privées ou privatisées, même des prisons. Êtes-vous partis avec l’idée de trouver quelque chose de précis, ou filmiez-vous ce que vous trouviez sur place ? Viviez-vous comme Robinson, mangeant dans les supermarchés, dormant dans les motels sur le bord de la route ? Est-ce ainsi que le film s’est compose ?
Je crois que, principalement, on voit dans le film ce que nous trouvions. Nous avons peu photographié les villes, en partie parce que nous voyagions en voiture. Mais aussi parce que le sujet était le nouvel espace, et que le nouvel espace se trouve en général en dehors ou en bordure des villes (la ville la plus intéressante, du point de vue du film, est probablement Manchester, et c’est la seule que nous ayons abondamment filmée). Il s’agit d’un espace conçu pour mieux répondre aux besoins du marché. Des zones industrielles ou commerciales, des plates-formes logistiques... Il nous a fallu du temps, au début, pour en trouver des traces. On se demandait où pouvait bien être ce nouvel espace, il n’était pas très visible. Puis ça a changé: à mesure que nous avancions il est devenu plus agressif, les barbelés dressés sur les murs d’enceinte s’aiguisaient. Distinguer une prison d’un supermarché devenait plus difficile, l’atmosphère devenait plus sadomasochiste. Encore une fois, j’avais des idées préconçues à ce propos, l’idée qu’il se passe quelque chose dans la campagne, que c’est une zone interdite. La ville semble globalement plus amicale.
Mais à coté de cette surface contemporaine, qu’on arrive étrangement difficilement a situer, du paysage, reste une très forte présence du passe: les personnages dessines a la craie sur les collines vertes, cerne Abbas, Wilmington... Il s’agit de pauses, de moments de silence, sans commentaire.
Robinson essaie continuellement de reconstruire sa culture, et il cherche des traces dans sa culture qui lui permettront, et qui permettront aux autres, d’y parvenir. La prise de conscience qui conduit Robinson à un comportement fantasque est provoquée par celle que l’apparition de la pauvreté si caractéristique de l’Angleterre moderne est le résultat du succès de son capitalisme et non de son échec. L’impression d’un échec et d’un retard économiques, qui préoccupent tant les esthètes, et particulièrement les gens comme moi qui ont grandi dans les années 60, vient d’un malentendu. Cette impression de déclin qui a limité nos attentes dans ce que l’État pouvait apporter en matière d’éducation, de santé, de retraite, etc., est fausse.
03 octobre 2011
09 septembre 2011
Reconnaissances à Marcel Schwob | France Culture, Surpris par la nuit, 21 avril 2006

Par Matthieu Bénézet. Réalisation : Anne Fleury.
> Télécharger
Une émission qui fait écho au centenaire de l'écrivain, à l'occasion de l'exposition Marcel Schwob : L'homme au Masque d'or, qui a ouvert ses portes à la Médiathèque Jacques-Demy, à Nantes, et durera jusqu'au 3 juin 2006.
Marcel Schwob a eu ceci d’heureux dans sa postérité que chaque génération le redécouvre depuis sa mort en 1905. L’homme, l’écrivain aurait-il pu imaginer qu’un Michel Leiris lirait Le Livre de Monelle à 10 ans ? Si l’homme fut masqué, presque au sens propre, il fut toujours là malgré un destin court : 37 ans sur la terre. Ses goût, ses amitiés, son intelligence feront de lui « Celui qui sait » selon la formule d’Alfred Jarry ou « l’Expert », si l’on en croit, et on peut le croire, Paul Valéry. Sa modernité n’a cessé de fasciner et fascine toujours. Cet homme du savoir fut un homme de cœur. Que serait un écrivain sans cœur et sans intelligence : voici le débat qu’à ouvert Marcel Schwob.
Avec : Bernard Gauthier, Sylvain Goudemare, Laure Cedelle, Agnès Marcetteau.
08 septembre 2011
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