22 décembre 2008

Le jour et la nuit, et le jour après la mort | Esther Gerritsen | France Culture, Fiction / Théâtre et Cie

Pièce traduite du néerlandais par Monique Nagielkopf, avec Nicolas Bonnefoy, Eric Elmosnino, Patrick Pineau et Anne Soisson. (Pièce publiée aux Editions Théâtrales.)

On a beau s’attendre à la mort de la mère, on n’y est jamais préparé. Le mari sobre et digne, le fils perdu, le frère qui sauve des vies grâce à ses « superpouvoirs » : tous affrontent le deuil différemment pendant les deux jours et la nuit qui suivent le décès. Esther Gerritsen décrit avec une délicatesse mêlée d’humour ces instants suspendus.

Lecture de textes enregistrées à Avignon en juillet 2008 dans le cadre de Traits d'Union sous la direction de Patrick Pineau.

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20 décembre 2008

On the Low | Hope Sandoval & the Warm Inventions

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Le dernier des immobiles | Nicola Sornaga (2003)

video
Réalisation : Nicola Sornaga. 1 h 45. Avec Matthieu Messagier, Nicola Sornaga, Dinara Drukarova, Michel Bulteau, Jacques Ferry, Thierry Beauchamp, etc.
Section Nuevo Territori à Venise en 2003, Prix Léo Scheer à Belfort 2003.

>> Fluid Films presents Nicola Sornaga

>> NS sur Wikipedia

Images du monde visionnaire | Henri Michaux & Eric Duvivier (1964) | UbuWeb






Images du monde visionnaire, an educational film by Henri Michaux and Eric Duvivier which was "produced in 1963 by the film department of Swiss pharmaceutical company Sandoz (best known for synthesizing LSD in 1938) in order to demonstrate the hallucinogenic effects of mescaline and hashish."

Ce film se propose de montrer les types d’images, et leurs façons spéciales d’apparaître et de disparaître, qu’un sujet quelconque, soumis à l’action de certaines substances psychotropes, voit défiler en son imagination avec une clarté extrême et sans l’intervention de sa volonté. Deux genres de visions, dont on a ici accusé les différences plutôt que les ressemblances, correspondent donc à deux hallucinogènes.

16 décembre 2008

L'An 01 | Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais, Jean Rouch (1972)

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* Réalisateurs : Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais (pour la partie américaine, qui a un style bien à elle : Episode, "Wall Street") et Jean Rouch
* Scénariste Gébé
* Société de production : UZ Production
* Producteur délégué : Jean-Jacques Schakmundès
* Directeur de production : Michael Hauseman
* Société de distribution : Pari Films, Cinémas Associés
* Compositeur : François Béranger et Jean-Marie Desuzeau, paroles de Gébé
* Directeur de la photographie : Renan Pollès
* Monteur : Noëlle Boisson et Jacques Doillon
* Début du tournage le 11 septembre 1971
* Durée : 1 h 27
* Première présentation le 22 février 1973

Distribution

* Josiane Balasko
* François Béranger
* Madeleine Bouchez
* Romain Bouteille
* Cabu
* Antoine Carillon
* François Cavanna
* Le Professeur Choron
* Christian Clavier
* Coluche
* Véronique Colucci
* Christine Dejoux
* Albert Delpy
* Gérard Depardieu
* Delfeil de Ton
* Jean-Paul Farré
* Lee Falk : le banquier
* Marcel Gassouk
* Gébé
* Gotlib
* Henri Guybet
* Jacques Higelin
* Gérard Jugnot
* Patrice Leconte
* Stan Lee : le narrateur (scènes à New York)
* Thierry Lhermitte
* Miou-Miou
* Patrice Minet
* David Pascal : le vendeur de journaux
* Marie Pillet
* Daniel Prévost
* Maud Rayer
* Jean-Paul Tribout : l'amoureux scientifique
* Frédéric Tuten
* Georges Wolinski
* Charlotte Dubreuil

(Source : Wikipedia)

15 décembre 2008

James Pasco Jr Gourley, dit Jimmy Gourley (1926-2008)


Jimmy Gourley Quartette : Four on Six (Wes Montgomery) / Summertime (George Gershwin)



Lucky Thompson (sax tenor) au Blue Note, Paris, décembre 1959, avec le trio de Bud Powell (Kenny Clarke, batterie, Pierre Michelot, basse) et Jimmy Gourley (guitare).


Jimmy Gourley, guitariste, compositeur et chanteur de jazz
LE MONDE | 15.12.08 | 16h29 • Mis à jour le 15.12.08 | 16h29

Guitariste, compositeur et chanteur, James Pasco Jr Gourley, dit Jimmy, est mort, dimanche 7 décembre, à l'hôpital Joffre-Dupuytren de Draveil (Essonne). Au début des années 1950, cet artiste, né le 9 juin 1926 à Saint Louis (Missouri), qui avait joué avec d'excellentes formations - Sonny Stitt, Lou Levy -, s'installe à Paris. Il joue avec les pianistes Martial Solal et Henri Renaud, ou le ténor Bobby Jaspar. A partir d'août 1958, il est le guitariste attitré du Blue Note, qui vient d'ouvrir rue d'Artois à Paris. Aux côtés du batteur Kenny Clarke, il devient donc un passeur fondamental de la scène parisienne, et accompagne les stars de passage, Stan Getz, Lester Young (saxophonistes), J. J. Johnson (trombone), Bud Powell (piano).
Les équipées effectuées en Ford T avec son père, représentant de commerce, d'est en ouest par les montagnes Rocheuses, l'auront autant marqué, dans sa petite enfance, que les mélodies espagnoles qu'il tenait de sa mère. Laquelle lui fait apprendre la guitare.
Encore lycéen, il est recruté par un camarade de classe, le ténor Lee Konitz. Leur premier concert a lieu dans la synagogue du quartier. "C'est le moment où mon père, avec qui je ne me suis jamais entendu, m'a dit : "Engage-toi, va dans la marine, tu auras des draps propres et tu pourras manger chaud."" Après tous les gigs possibles de dernière minute autour de Los Angeles (1943), il s'engage dans la marine, et se retrouve dans les îles du Pacifique sud, à la hauteur de la Nouvelle-Guinée. Vingt cinémas en plein air, des golfs, des tennis, une mission de ravitaillement, et tous les matins, l'émission de jazz à la radio : "Un jour que je jouais pour moi, les copains m'ont crié : "Assez avec cette musique de Nègre !""
Au retour, il rencontre le guitariste Jimmy Raney, qu'il remplace dès le départ de celui-ci pour New York. Il séjourne un moment à Chicago, qu'enfant il détestait pour son côté froid et humide. Musicalement, la ville est formidable. Jimmy Gourley joue tous les soirs : "Tout à coup, j'étais musicien sans le savoir." A Oklahoma City, "la ville de Charlie Christian" (guitariste mythique, 1916-1942), il fait le bœuf tous les soirs.
Son premier séjour en Europe date de 1951. De retour à Los Angeles, il accompagne la chanteuse Anita O'Day. Puis à Paris, après cinq ans à servir les solistes, il fonde son quartette et intègre deux trios d'organistes : Lou Bennett, d'abord, puis Eddy Louiss, avec toujours Kenny Clarke à la batterie.
Habitué des clubs de la capitale, figure familière du jazz parisien, il joue et chante au Caveau de la Montagne, tourne et revient épisodiquement à New York, pour enregistrer ou redescendre en clubs.
Toucher très reconnaissable, attaque unique de la main droite, phrasé lisible et sobriété particulièrement élégante, Jimmy Gourley n'était pas seulement apprécié pour ses éminentes qualités, mais pour sa personnalité aimable et capable d'équilibrer n'importe quel groupe.

Francis Marmande

Ennui | 21 Love Hotel


14 décembre 2008

Fragments Benjamin | France Culture, Surpris par la nuit , du mardi 26 février au vendredi 1er mars 2002



Par Bruno Tackels.

La pensée de Benjamin n'est pas sans rapport avec l'organisation et la structure du medium radiophonique. Ce n'est pas un hasard s'il s'est lui-même essayé à «l'écriture radiophonique», en particulier sous forme de conférences adressées à la jeunesse. Comme à la radio, et au plus loin du livre totalisant, la pensée de Benjamin joue sur les fragments et leur montage, avec pour moteur l'art de la citation des paroles d'autrui.
Cette série de quatre émissions consacrées à Walter Benjamin ne s'est pas donné pour but de faire apparaître un portrait d'ensemble ou une monographie qui ressaisirait la cohérence univoque d'une pensée. Elle part au contraire de l'idée que Walter Benjamin a écrit une oeuvre marquée du sceau de la diversité et de l'ambivalence : ses textes, aussi différents soient-ils, essaient de dire, de redire, dans cette diversité, ce qui arrive au monde moderne.
Ce désir de voyages (avant de prendre le sinistre nom de l'exil, en 1933) va structurer les deux premières émissions. Ce sont des villes d'Europe qui vont permettrent de radiographier le parcours intellectuel de Benjamin : Berlin, la ville magicienne et fondatrice ; Moscou, la ville de tous les rêves (politiques et amoureux), surgis et aussitôt empêchés ; Paris, ville abri, ville de l'exil sombre et de l'oeuvre lumineuse. La troisième émission partira d'une question simple : qui lit Walter Benjamin aujourd'hui ? La dernière émission se présente comme un ultime voyage au pays des utopies benjaminiennes. Elle s'appuie sur une série de textes, tous traversés par le motif de l'utopie, lus par Aurélien Recoing, et qui apparaissent comme une sorte de bibliothèque miniature, condensé fulgurant de l'oeuvre de Benjamin.


1. Mardi 26 février: Benjamin par les villes : Berlin-Moscou

Berlin, le lieu de l'éveil, l'éveil à sa propre culture, juive, la découverte aussi, du même coup, de la nécessaire bataille politique pour la liberté. Théologie, politique, philosophie et littérature : les quatre piliers fondateurs de la pensée benjaminienne.
Moscou, pour voir ce qu'il en est, du communisme en acte, la ville de son amour improbable pour Asia Lacis, future assistante de Bertolt Brecht.
Avec Karlheinz Barck, essayiste ; Christine Bucci-Glucksmann, Jean-Luc Nancy, Jacques Derrida, Jean-Marc Lachaud, philosophes; André Markowicz, traducteur ; Saffa Fathy, metteur en scène ; Sigrid Weigel, essayiste.
Lectures : Anne Alvaro, Marcial Di Fonzo Bo, Laurent Terzieff.

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2. Mercredi 27 février: Benjamin par les villes : Berlin-Paris

Paris, la ville d'un passé à ranimer, la ville du réveil de tous les rêves anciens. Même si, dès 1933, cette ville va devenir le lieu d'un exil douloureux.
Avec Miguel Abensour, Jacques Derrida, philosophes ; Jean-Christophe Bailly, écrivain ; Philippe Ivernel, traducteur ; Enzo Traverso, essayiste.
lectures : Anne Alvaro, Marcial Di Fonzo Bo, Laurent Terzieff.

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3. Jeudi 28 février: Qui a lu Walter Benjamin ? : Réceptions de l'œuvre

Comment a-t-on reçu l'oeuvre de Benjamin ? Et qu'en a-t-on pris ? Dans quels champs ?
Avec Alain Bergala, critique et cinéaste ; Jacques Henric, critique et romancier; Jean Jourdheuil, metteur en scène et traducteur ; Jean-Luc Moulène, artiste plasticien ; Catherine Perret, philosophe et critique d'art ; Erie Vautrin, metteur en scène.

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4. vendredi 1er mars : Les utopies de Walter Benjamin

« Tant qu'il y aura encore un mendiant, il y aura encore du mythe » (Walter Benjamin).
A quoi nous ouvre aujourd'hui la pensée de Benjamin ? Quels sont les lieux politiques qu'elle dégage ? Et ceux qu'elle interdit ? On le sait, beaucoup se sont revendiqués de lui, beaucoup ont voulu l'annexer ou l'intégrer aux systèmes qu'ils n'arrivaient déjà plus à construire eux-mêmes. Benjamin s'est toujours refusé aux lâchetés paresseuses de la construction et de ses cortèges de mensonges catastrophiques.
Benjamin est sans doute l'un des rares penseurs à avoir tenté de sortir l'utopie de la catastrophe - non sans traverser avec le courage nécessaire, le champ de ruine dont notre siècle fut la scène.
Avec Daniel Bensaïd, Michael Löwy, Catherine Perret, Heinz Wisman, philosophes.
Lectures : Aurélien Recoing.

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