05 juin 2016
Sea Song | Robert Wyatt, 1974
You look different every time you come
From the foam-crested brine
Your skin shining softly in the moonlight
Partly fish, partly porpoise, partly baby sperm whale
Am I yours? Are you mine to play with?
Joking apart - when you're drunk you're terrific when you're drunk
I like you mostly late at night you're quite alright
But I can't understand the different you in the morning
When it's time to play at being human for a while please smile!
You'll be different in the spring, I know
You're a seasonal beast like the starfish that drift in with the tide
So until your blood runs to meet the next full moon
You're madness fits in nicely with my own
Your lunacy fits neatly with my own, my very own
We're not alone
04 juin 2016
Robert Wyatt, l'homme de plusieurs vies | France Culture, Création on air, 24/02/2016
Émission de Gilles Pezerat, réalisation Anne Perez, technique Pierre Bornard.
Robert Wyatt, né en 1945, est l'homme de plusieurs vies. De 1968 à 71, il est le batteur flamboyant de Soft Machine, tiraillé entre son amour du jazz et la violence du rock. Déjà il s’essayait à chanter, voix de ténor aigu et fragile, textes absurdes. Puis, entre une dépression chronique et un alcoolisme de plus en plus destructeur, il aurait pu disparaître comme Brian Jones, Jimy Hendrix… Mais un accident, une chute du quatrième étage en 1973 le cloue sur une chaise roulante et le contraint à se réinventer. Ce qu'il fait de manière sublime avec l'album Rock Bottom, né sur un lit d’hôpital et qui l'a fait connaître au monde entier. Dans cet album comme dans ceux qui suivront, Robert Wyatt explore ses émotions avec une sincérité bouleversante. La musique et la voix de cet homme inquiet ne ressemblent à aucune autre. Avec lui, l’humour le dispute à la tragédie. Dépressif joyeux et ancien membre du Parti communiste, il est l’éternel défenseur des causes perdues. Après une dizaine d’albums solo et des collaborations avec entre autres Bjork, Brian Eno, Elvis Costello, il a le jour de ses 70 ans, décidé d’arrêter la musique. Avec Pierre Bornard, ingénieur du son nous sommes allés le voir à Louth, petite ville perdue du nord-est de l’Angleterrre, où il vit avec Alfreda Benge, sa femme et muse.
02 juin 2016
30 mai 2016
29 mai 2016
Un citoyen très ordinaire | France Culture, Création on air, 6/04/2016
De Jean-Michel Espitallier, réalisation Véronique Lamendour.
Recherché pour crimes de guerre commis pendant les guerres en ex-Yougoslavie – il apparaît notamment sur le film d’une exécution sommaire de jeunes Bosniaques après la chute de Srebrenica, en juillet 95 –, Milorad Momic s’est réfugié en France à la fin des années 90 et s’est dissimulé sous un faux nom, jusqu’à refaire sa vie, à La Verpillère, dans la région lyonnaise. Naturalisé français, marié, il a alors mené la vie d’un mari, d’un ami, d’un voisin exemplaires et sans histoire. Reconnu et dénoncé en 2011, il a été arrêté et extradé en Croatie où il purge actuellement une peine de quinze ans de réclusion pour crime de guerre.
À l’abomination des crimes pour lesquels il est accusé correspond ce troublant et inquiétant retour à la normale, qui pose la déprimante question de la normalité des criminels de guerre et de leur statut si complexe. Cette question en contient en creux une autre plus déprimante encore : sommes-nous tous des criminels de guerre en puissance, nous, citoyens ordinaires, dès lors qu’une situation donnée nous place dans un état de peur, de haine, de vengeance et de permissivité absolue, cette « chance de l’inhumanité impunie » dont parle Günther Anders ?
C’est cette normalité particulière qu’interroge Jean-Michel Espitallier, en recueillant les témoignages de gens qui ont connu et fréquenté Milorad Momic alias Guy Monier, tout au long de sa nouvelle vie à La Verpillère. Il sera donc moins question ici d’explorer les zones grises de la raison ou quelques pages sanglantes de l’histoire récente que de suivre la banalité d’une vie redevenue normale mais à jamais marquée, en coulisses, par l’expérience de la barbarie. Cette vie évoquée en son absence, au gré de divers points de vue, comme autant de traces fantomatiques. Une traque de la banalité, en somme. Et au-delà, d’une réalité terne et sans accrocs qui peut parfois donner accès aux régions troubles de la monstruosité.
28 mai 2016
Pancho & Lefty | Townes Van Zandt
Extrait du documentaire Heartworn Highways, réalisé par James Szalapski en 1976, sorti en 1981. L’intégralité du film est ici.
Townes Van Zand, A guide to his songs and recordings
Ici, la liste de toutes les reprises de Pancho & Lefty. (Le site en recense 849 !)
L’une d’entre elles. L’une des meilleures. Emmylou Harris, au Old Grey Whistle Test, 1977.
Living on the road my friend
Was gonna keep you free and clean
Now you wear your skin like iron
Your breath's as hard as kerosene
You weren't your mama's only boy
But her favorite one it seems
She began to cry when you said goodbye
And sank into your dreams
Pancho was a bandit boys
His horse was fast as polished steel
Wore his gun outside his pants
For all the honest world to feel
Pancho met his match you know
On the deserts down in Mexico
Nobody heard his dying words
That's the way it goes
All the federales say
They could have had him any day
They only let him hang around
Out of kindness I suppose
Lefty he can't sing the blues
All night long like he used to
The dust that Pancho bit down south
Ended up in Lefty's mouth
The day they laid poor Pancho low
Lefty split for Ohio
Where he got the bread to go
There ain't nobody knows
All the federales say
They could have had him any day
They only let him slip away
Out of kindness I suppose
The poets tell how Pancho fell
Lefty's livin' in a cheap hotel
The desert's quiet and Cleveland's cold
So the story ends we're told
Pancho needs your prayers it's true,
But save a few for Lefty too
He just did what he had to do
Now he's growing old
A few gray federales say
They could have had him any day
They only let him go so wrong
Out of kindness I suppose
24 mai 2016
Do Not Go Gentle Into That Good Night | Dylan Thomas
Do not go gentle into that good night,
Old age should burn and rage at close of day;
Rage, rage against the dying of the light.
Though wise men at their end know dark is right,
Because their words had forked no lightning they
Do not go gentle into that good night.
Good men, the last wave by, crying how bright
Their frail deeds might have danced in a green bay,
Rage, rage against the dying of the light.
Wild men who caught and sang the sun in flight,
And learn, too late, they grieved it on its way,
Do not go gentle into that good night.
Grave men, near death, who see with blinding sight
Blind eyes could blaze like meteors and be gay,
Rage, rage against the dying of the light.
And you, my father, there on the sad height,
Curse, bless me now with your fierce tears, I pray.
Do not go gentle into that good night.
Rage, rage against the dying of the light.
John Cale, Fragments of a Rainy Season, Palais des Beaux Arts de Bruxelles 1992.
23 mai 2016
Under Milk Wood | Dylan Thomas
To begin at the beginning: It is spring, moonless night in the small town, starless and bible-black, the cobblestreets silent and the hunched, courters’-and-rabbits’ wood limping invisible down to the sloeblack, slow, black, crowblack, fishingboatbobbing sea.
Réalisation : Andrew Sinclair (1972) • Scénario : Andrew Sinclair d'après la pièce Under Milk Wood (Au bois lacté) de Dylan Thomas • Photographie : Robert Huke • Musique : Brian Gascoigne
Richard Burton : Premier homme • Elizabeth Taylor : Rosie Probert • Peter O’Toole : Captain Tom Cat • Glynis Johns : Myfanwy Price • Vivien Merchant : Mrs. Pugh • Siân Phillips : Mrs. Ogmore-Pritchard • Victor Spinetti : Mog Edwards • Tim Wylton : Mr. Willy Nilly • David Jason : Nogood Boyo
Le texte de Under Milk Wood. A Play for Voices (1954).
Au bois lacté, mis en scène par Stuart Seidl (extraits), production du Théâtre du Nord, 2011
Réalisation : Andrew Sinclair (1972) • Scénario : Andrew Sinclair d'après la pièce Under Milk Wood (Au bois lacté) de Dylan Thomas • Photographie : Robert Huke • Musique : Brian Gascoigne
Richard Burton : Premier homme • Elizabeth Taylor : Rosie Probert • Peter O’Toole : Captain Tom Cat • Glynis Johns : Myfanwy Price • Vivien Merchant : Mrs. Pugh • Siân Phillips : Mrs. Ogmore-Pritchard • Victor Spinetti : Mog Edwards • Tim Wylton : Mr. Willy Nilly • David Jason : Nogood Boyo
Le texte de Under Milk Wood. A Play for Voices (1954).
Au bois lacté, mis en scène par Stuart Seidl (extraits), production du Théâtre du Nord, 2011
21 mai 2016
20 mai 2016
My Dear Companion | Rachel Grimes
Le Bourg, Lausanne, 15 octobre 2011.
Re-imagined versions of 5 songs from Book of Leaves, with 3 alternate perspective string-only versions ///// Released March 12, 2013 ///// Jane Halliday, violin • Melinda Odle, viola • Wendy Doyle, cello • Felix Borges, cello (track 5) • Rachel Grimes, piano
My Dear Companion Live at the Green Building ///// Released December 1, 2014 ///// Cheyenne Mize - voice and violin • Jacob Duncan - alto saxophone • Helen Money - cello • Rachel Grimes - piano
18 mai 2016
17 mai 2016
Technology is Killing Music | Rachel’s (Purposeful Availment EP, 2005)
Christian Frederickson – viola • Edward Grimes – percussion • Rachel Grimes – piano, organ • Greg King – keyboards • Eve Miller – cello • Jason Noble † – guitar, bass
16 mai 2016
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