Traduit du russe par André Markowicz et Françoise Morvan. Mise en scène de Julie Brochen. Enregistré au théâtre de l'Aquarium le 6 juin 2003. Diffusé sur France Culture le 23 décembre 2003. Chargée de réalisation Brigitte Mazire.
Traduction de Georges et Ludmilla Pitoëff, mise en scène réglée par André Sellier, présentation André Saudemont. Avec Jean Clarence, Hélène Roussel, Paulette Hanène, Denise Bailly, André Sellier, Robert Rimbaud, André Julien, Séverine et François Mirante. Diffusion sur France Culture depuis le Théâtre du Tertre le 04 juin 1961.
Pièce traduite du néerlandais par Monique Nagielkopf, avec Nicolas Bonnefoy, Eric Elmosnino, Patrick Pineau et Anne Soisson. (Pièce publiée aux Editions Théâtrales.) On a beau s’attendre à la mort de la mère, on n’y est jamais préparé. Le mari sobre et digne, le fils perdu, le frère qui sauve des vies grâce à ses « superpouvoirs » : tous affrontent le deuil différemment pendant les deux jours et la nuit qui suivent le décès. Esther Gerritsen décrit avec une délicatesse mêlée d’humour ces instants suspendus.
Lecture de textes enregistrées à Avignon en juillet 2008 dans le cadre de Traits d'Union sous la direction de Patrick Pineau.
Réalisation : Nicola Sornaga. 1 h 45. Avec Matthieu Messagier, Nicola Sornaga, Dinara Drukarova, Michel Bulteau, Jacques Ferry, Thierry Beauchamp, etc. Section Nuevo Territori à Venise en 2003, Prix Léo Scheer à Belfort 2003.
Images du monde visionnaire, an educational film by Henri Michaux and Eric Duvivier which was "produced in 1963 by the film department of Swiss pharmaceutical company Sandoz (best known for synthesizing LSD in 1938) in order to demonstrate the hallucinogenic effects of mescaline and hashish."
Ce film se propose de montrer les types d’images, et leurs façons spéciales d’apparaître et de disparaître, qu’un sujet quelconque, soumis à l’action de certaines substances psychotropes, voit défiler en son imagination avec une clarté extrême et sans l’intervention de sa volonté. Deux genres de visions, dont on a ici accusé les différences plutôt que les ressemblances, correspondent donc à deux hallucinogènes.
* Réalisateurs : Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais (pour la partie américaine, qui a un style bien à elle : Episode, "Wall Street") et Jean Rouch * Scénariste Gébé * Société de production : UZ Production * Producteur délégué : Jean-Jacques Schakmundès * Directeur de production : Michael Hauseman * Société de distribution : Pari Films, Cinémas Associés * Compositeur : François Béranger et Jean-Marie Desuzeau, paroles de Gébé * Directeur de la photographie : Renan Pollès * Monteur : Noëlle Boisson et Jacques Doillon * Début du tournage le 11 septembre 1971 * Durée : 1 h 27 * Première présentation le 22 février 1973
Distribution
* Josiane Balasko * François Béranger * Madeleine Bouchez * Romain Bouteille * Cabu * Antoine Carillon * François Cavanna * Le Professeur Choron * Christian Clavier * Coluche * Véronique Colucci * Christine Dejoux * Albert Delpy * Gérard Depardieu * Delfeil de Ton * Jean-Paul Farré * Lee Falk : le banquier * Marcel Gassouk * Gébé * Gotlib * Henri Guybet * Jacques Higelin * Gérard Jugnot * Patrice Leconte * Stan Lee : le narrateur (scènes à New York) * Thierry Lhermitte * Miou-Miou * Patrice Minet * David Pascal : le vendeur de journaux * Marie Pillet * Daniel Prévost * Maud Rayer * Jean-Paul Tribout : l'amoureux scientifique * Frédéric Tuten * Georges Wolinski * Charlotte Dubreuil
Jimmy Gourley Quartette : Four on Six (Wes Montgomery) / Summertime (George Gershwin)
Lucky Thompson (sax tenor) au Blue Note, Paris, décembre 1959, avec le trio de Bud Powell (Kenny Clarke, batterie, Pierre Michelot, basse) et Jimmy Gourley (guitare).
Jimmy Gourley, guitariste, compositeur et chanteur de jazz LE MONDE | 15.12.08 | 16h29 • Mis à jour le 15.12.08 | 16h29
Guitariste, compositeur et chanteur, James Pasco Jr Gourley, dit Jimmy, est mort, dimanche 7 décembre, à l'hôpital Joffre-Dupuytren de Draveil (Essonne). Au début des années 1950, cet artiste, né le 9 juin 1926 à Saint Louis (Missouri), qui avait joué avec d'excellentes formations - Sonny Stitt, Lou Levy -, s'installe à Paris. Il joue avec les pianistes Martial Solal et Henri Renaud, ou le ténor Bobby Jaspar. A partir d'août 1958, il est le guitariste attitré du Blue Note, qui vient d'ouvrir rue d'Artois à Paris. Aux côtés du batteur Kenny Clarke, il devient donc un passeur fondamental de la scène parisienne, et accompagne les stars de passage, Stan Getz, Lester Young (saxophonistes), J. J. Johnson (trombone), Bud Powell (piano). Les équipées effectuées en Ford T avec son père, représentant de commerce, d'est en ouest par les montagnes Rocheuses, l'auront autant marqué, dans sa petite enfance, que les mélodies espagnoles qu'il tenait de sa mère. Laquelle lui fait apprendre la guitare. Encore lycéen, il est recruté par un camarade de classe, le ténor Lee Konitz. Leur premier concert a lieu dans la synagogue du quartier. "C'est le moment où mon père, avec qui je ne me suis jamais entendu, m'a dit : "Engage-toi, va dans la marine, tu auras des draps propres et tu pourras manger chaud."" Après tous les gigs possibles de dernière minute autour de Los Angeles (1943), il s'engage dans la marine, et se retrouve dans les îles du Pacifique sud, à la hauteur de la Nouvelle-Guinée. Vingt cinémas en plein air, des golfs, des tennis, une mission de ravitaillement, et tous les matins, l'émission de jazz à la radio : "Un jour que je jouais pour moi, les copains m'ont crié : "Assez avec cette musique de Nègre !"" Au retour, il rencontre le guitariste Jimmy Raney, qu'il remplace dès le départ de celui-ci pour New York. Il séjourne un moment à Chicago, qu'enfant il détestait pour son côté froid et humide. Musicalement, la ville est formidable. Jimmy Gourley joue tous les soirs : "Tout à coup, j'étais musicien sans le savoir." A Oklahoma City, "la ville de Charlie Christian" (guitariste mythique, 1916-1942), il fait le bœuf tous les soirs. Son premier séjour en Europe date de 1951. De retour à Los Angeles, il accompagne la chanteuse Anita O'Day. Puis à Paris, après cinq ans à servir les solistes, il fonde son quartette et intègre deux trios d'organistes : Lou Bennett, d'abord, puis Eddy Louiss, avec toujours Kenny Clarke à la batterie. Habitué des clubs de la capitale, figure familière du jazz parisien, il joue et chante au Caveau de la Montagne, tourne et revient épisodiquement à New York, pour enregistrer ou redescendre en clubs. Toucher très reconnaissable, attaque unique de la main droite, phrasé lisible et sobriété particulièrement élégante, Jimmy Gourley n'était pas seulement apprécié pour ses éminentes qualités, mais pour sa personnalité aimable et capable d'équilibrer n'importe quel groupe.